Le camping est le premier mode d'hébergement touristique en France. La pratique recouvre aussi bien la tente posée pour une nuit que la location d'un mobil-home pour trois semaines. Le pays compte près de huit mille terrains aménagés.
La France est le deuxième pays au monde pour le nombre de terrains de camping, derrière les États-Unis, avec près de huit mille établissements et plus de huit cent mille emplacements. Ce chiffre dit quelque chose de simple, le camping n'y est pas une pratique marginale, mais le premier mode d'hébergement touristique du pays.

Le mot désigne trois choses à la fois, ce qui explique bien des malentendus. Il y a l'activité, dormir hors de chez soi dans un abri léger. Il y a le terrain aménagé, équipé au minimum d'un point d'eau et de sanitaires, classé de une à cinq étoiles selon ses prestations. Il y a enfin le type de séjour, de la tente posée pour une nuit au mobil-home loué trois semaines.
Quelqu'un qui dit partir en camping peut donc aussi bien dormir par terre sur un matelas fin que dans un logement avec cuisine, terrasse et télévision. Les deux expériences n'ont pas grand-chose en commun, ni en confort ni en budget.
Le camping a longtemps traîné une image de vacances au rabais, largement entretenue par le cinéma français. Cette réputation ne correspond plus à la réalité du secteur, qui va aujourd'hui du bivouac minimaliste en montagne au glamping avec literie hôtelière et jacuzzi privatif.
Entre ces extrêmes se trouve la majorité des campeurs, des familles qui cherchent un séjour abordable au bord de la mer, des retraités en camping-car, des randonneurs qui s'arrêtent une nuit, des couples qui veulent dormir dehors sans renoncer à une douche chaude.
Le prix compte, évidemment. Une nuit sur un emplacement nu coûte une fraction du prix d'une chambre d'hôtel, et la différence se creuse encore quand on est nombreux.
Mais l'argument budgétaire n'explique pas tout, sinon le glamping n'existerait pas. Ce que les campeurs décrivent le plus souvent, c'est une manière différente d'habiter le temps des vacances, où la vie se passe dehors, où les enfants circulent librement, où l'on croise ses voisins, et où la frontière entre le logement et le paysage disparaît presque.